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Partenaire : le réseau des radios communautaires

 La centaine de radios communautaires du Niger se regroupe dans le réseau des radios rurales RURANET. Ce réseau est complètement indépendant de l'Etat et n'obtient de ce fait aucun soutient financier étatique. Etant donné ce statut spécial, les radios communautaires ne diffusent ni publicité commerciale, ni campagnes politiques. La source de revenu des radios se limite en premiers lieu à la diffusion de communiqués de particuliers, ainsi que d'ONG, de sociétés ou du gouvernement. Les communiqués, moyen de communication le plus utilisé au Niger, vue le taux important d'analphabétisme de la population et les ressources limitées de celle-ci, sont payants et ne dépassent pas une longueur de 15 minutes. L'annonce d'un mariage, un avis de perte, une offre d'emploi coûte environ 500 CFA.

exemple de station de radio au Niger, du réseau RURANETLes radios communautaires comptent environ une quinzaine d'employés. Il s'agit toutefois d'un travail bénévole, impayé, à cause des moyens financiers faibles des radios. En effet, le but étant non lucratif, les radios n'ont que de petites recettes. Chaque radio connaît un directeur, premier responsable de la gestion, et est composée de plusieurs sous-responsables et animateurs.

La devise des radios se laisse résumer à travers quatre verbes : informer, former, éduquer et distraire. Certes, les buts sont basiques, mais certainement indispensables au développement de long terme. Il s'agit en effet de donner la parole à la population, aux « sans voix » et de leurs communiquer des informations essentielles pour la vie au quotidien. De plus 25% du programme est consacré à la musique africaine.

>>> Actuellement, notre but est de doter la plupart des radios communautaires de matériel informatique, surtout dans les stations à l'intérieur du pays. Nous organisons également des formations d'initiation à l'informatique et permettons ainsi aux directeurs de radio d'assurer la gestion de leurs stations indépendamment de la coordination nationale et de s'occuper eux-mêmes de la recherche de fonds supplémentaires. Le matériel informatique nécessaire sera recherché auprès d'entreprises et institutions publiques en France et ailleurs.

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Partenaire : le club Unesco de l'Université Abdou Moumouni Niamey (CUUAM)

 

nouveau bureau du club unesco de l'université de Niamey

 

 

Le Club Unesco de l'Université de Niamey, né de l'engagement bénévole d'étudiants et association très dynamique, qui entretient des relations avec de nombreuses personnalités, institutions et ONGs internationales, s'investit pour l'amélioration des conditions d'éducation au Niger. D'une part, il œuvre pour l'amélioration des conditions de travail des étudiants nigériens, par la mise en place d'une grande bibliothèque et d'une salle informatique et par l'organisation de rencontres interculturelles. D'autre part, le club joue un rôle d'impulsion majeur en faveur d'une généralisation de l'éducation au travers de la construction d'une bibliothèque publique et de la création de centres d'alphabétisation (30 centres ayant permis la formation de 780 femmes entre 2001 et 2003). La philosophie de ce club correspond donc parfaitement à la notre, et le fait qu'il soit également une association étudiante permet une excellente compréhension.

Aux cours de nos séjours successifs au Niger, qui ont lieu tous les étés depuis 2003, nous avons pu établir des relations de confiance, de solidarité étudiante et des liens étroits avec les membres du comité exécutif du club UNESCO. Ce sont les étudiants du club qui nous hébergent lorsque nous sommes sur place, et nous sommes en contact régulier avec eux via Internet durant l'année.

club unesco : CUUAMDurant l'été 2003, la délégation d'Afric@ction a été frappée par le manque important de livres dans cette bibliothèque. Pour pouvoir effectuer des envois de livres universitaires, nous avons sollicité diverses institutions ainsi que des particuliers, et avons ainsi pu récolter 23 381 livres dès 2004, que nous avons répartis entre nos différents partenaires (radios, écoles et université...). Les membres du Club UNESCO ont donc réceptionné les ouvrages scientifiques et les ont mis à la disposition du public nigérien et des étudiants à la bibliothèque. Nous avons également envoyé nos cours d'économie et de sciences politiques sur cassettes vidéo, ainsi qu'un magnétoscope et une télévision pour les visionner, un moyen efficace d'élargir leur offre de cours, très restreinte à l'université. En 2005 et 2006 nous avons également apporté une trentaine d'ordinateurs au Club UNESCO et ainsi largement contribué à la création de leur salle informatique, aujourd'hui très utile pour les étudiants. Dans la logique de cet apport de matériel, nous avons aussi formé durant les étés 2005 et 2006 plus de 70 étudiants nigériens à l'informatique, étudiants qui à leur tour perpétuent ces formations tout au long de l'année.

En 2006, nous avons décidé de réduire la collecte de livres quelconques et de leur apporter exclusivement des ouvrages universitaires dont ils ont exprimé le besoin. Nous avons également décidé de les abonner à plusieurs magazines d'actualité politique et scientifique africains et européens.

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